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Hírmondó
XV. évf. 1. szám

A Wagner Társaság
Hírmondó című újságja évente négy alkalommal jelenik meg. Korábbi számait letöltheti oldalainkról ».


A honlap szerkesztője:
Vajai Balázs
e-mail címe:
vajaib@gmail.com


 

Soyez bienvenu sur notre site!

 

Adresse postale de la Société:

Société Richard Wagner, Budapest
H-1061 Budapest, Dalszínház utca 10.

Président délégué:
András Bajai
+36 1.467.06.11
 

E-mail: info@wagnertarsasag.hu
Web: www.wagnertarsasag.hu

Haut patronage: Mme Éva MARTON

La fondation de notre société date de 1872

L’Association Wagner de Hongrie a été fondé, parmi les premières du monde, en 1872, par Ödön MIHALOVICH, le comte Albert APPONYI et le chef d’orchestre János RICHTER. Elle avait alors pour but - en dehors de faire la connaissance de la musique wagnérienne - d’émettre des „billets de construction” pour aider à réaliser le Festspielhaus à Bayreuth. Son principal objectif était et est toujours de faire connaître, d’approfondir et de soigner l’art musical de Wagner.

La Société Richard Wagner en Hongrie

Reprise en 1990, la Société veut servir la cause de la musique en Hongrie et, dans ce but, elle organise des séances de films, des analyses documentaires de drames musicaux, des exposés sur l’histoire de la musique, des réunions des amis de la musique, des voyages à Bayreuth pour voir les représentaions du Festival, des excursions (en car), des concerts, des récitals de musique de chambre, des récitals de chansons, des présentations de résultats des recherches sur Wagner, des concerts des boursiers Wagner, des concerts pour jeunes, des écoutes de disques, et elle fait paraître sa revue trimestrielle Wagner Hírmondó (Courrier Wagner).

Notre Société a le droit d’octroyer une bourse à quelques jeunes artistes chanteurs / chanteuses leur permettant d’assister au Festival de Bayreuth.

La Société organise ses réunions toutes les deux ou trois semaines, entre septembre et la mi-juin.

 

Notre Société veut bien accepter et remercier de toute aide financière, y compris les offres à concurrence d’1% des impôts sur les revenus.

Notre numéro de compte en banque: 11707024-20428343

 

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  • L'importance de la musique de Richard Wagner »

     

    Plaque commémorative „Liszt – Wagner” sur le mur du „Vigadó” (salle de redout) de Budapest

     

    En mémoire du concert présenté par
    Ferenc Liszt et Richard Wagner en 1875 au „Vigadó”

    Avec leur amitié, ils ont servi:
    la musique langue commune des peuples.

    Société Richard Wagner de Hongrie

    En 1999, lors du Congrès International de Wagner, la Société Richard Wagner a posé cette plaque commémorative sur le mur du „Vigadó de Pest”, en mémoire de l’amitié des deux compositeurs géniaux mais d’un caractère totalement différent.

    En 1876, à Bayreuth, lors de la clôture du premier Festival, une réception grandiose fut organisée au restaurant du Festspielhaus. Au cours de cette réception, Wagner se leva et dit, pour exprimer son honneur et sa reconnaissance envers Liszt, ce qui suit:

    „Tout ce que je suis, tout ce que j’ai réussi, je le dois à une seule personne sans qui personne ne connaîtrait une seule note de ma musique, je le dois à un très cher ami qui m’a relevé avec un dévouement sans pareil et sans intérêt quand j’étais chassé de toute l’Allemegne, et c’est lui le premier qui a reconnu mes valeurs de compositeur. C’est à ce cher ami que j’exprime mon plus profond respect. Mon meilleur ami et mon maître, c’est Ferenc Liszt.”

    LISZT ET WAGNER

    „L’œuvre de Wagner, écrasante, merveilleuse et majestueuse, manifestation monumentale de l’art contemporain dominera notre siècle.” „Son génie était pour moi une source de lumière que j’ai toujours suivie.”

    C’est ainsi que Ferenc LISZT (Né en Hongrie, 1811) parla de Richard WAGNER, son confrère, de trois ans plus jeune que lui.

    Quant à Wagner, Liszt rêvait d’une alliance d’art avec lui, pareille à celle entre Goethe et Schiller. Mais bientôt, ce rêve se révéla une utopie. Durant toute leur amitié, c’est toujours Liszt qui donnait, et Wagner qui exigeait .et acceptait, „le génie qui «carottait»” - comme dit Thomas Mann .

    Le chef d’orchestre inconnu de Riga fut présenté en avril 1840, à Paris, au fameux pianiste déjà célébré en toute l’Europe. Plus tard c’est Liszt le premier à reconnaître son génie. Il prit le parti de Wagner au moment où il en avait le plus grand besoin; il lui offrit un abri dans sa maison quand, après la révolution de Dresde, Wagner était persécuté et recherché; il organisa sa fuite en Suisse et il couvrit les frais de son établissement à Zurich. Pendant que Wagner ne pouvait pas mettre le pied sur terre allemande, Liszt, lui, en 1849, représenta le Tannhäuser au théâtre de Weimar puis, en 1850, c’est lui qui dirigea la première du Lohengrin, après l’avoir soigneusement préparée. Il envoyait de l’argent à son ami en émigration, il popularisait son œuvre partout: sur son pupitre de chef d’orchestre, dans ses essais et , avant tout, par son jeu de piano magique et il fit paraître des transcriptions composées d’après les œuvres de Wagner. Il avait même l’intention de représenter l’Anneau des Nibelungs tout entier à Weimar, mais à l’époque où cette œuvre gigantesque fut enfin terminée, il y avait déjà, depuis longtemps, quitté son poste de chef d’orchestre.

    Le maestro hongrois appuyait son ami avec ses conseils raisonnables et pratiques aussi: il lui déconseilla décidément de réaliser son idée absurde de présenter le Tristan, traduit en italien, à Rio de Janeiro pour avoir, le plus vite possible, une recette.

    Quant à la reconnaissance, elle n’était pas mutuelle: en public, Wagner louait seulement l’art d’interprète inégalable de Liszt - et ses écrits dans lesquels Liszt glorifiait ses œuvres.

    Composieurs tous les deux, apôtres de „la musique du futur”, ils apprenaient beaucoup de choses l’un à l’autre, ils profitaient mutuellement de l’art de l’autre aussi bien dans le domaine du façonnement, du tissages du peu de motifs propres à la transsubstantiation qu’en matière des techniques de nouvelles instrumentalisations cassant la tonalité traditionnelle et utilisant l’harmonie cromatique.

    Leur amitié était la plus chaleureuse à l’époque où Wagner vivait en émigration. Au milieu des années soixante, survint entre eux une rupture, et l’amitié plus jamais n’a été entièrement rétablie comme avant. Liszt prit for mal la liaison d’amour entre Wagner et Cosima, à ce moment son unique enfant; il fit tout son possible pour sauver le mariage de Cosima et de son élève chéri Hans von Bülow. Mais son action provoqua une terrible fureur et de la jalousie de Wagner. Quand Cosima finit par quitter définitivement son mari et déménagea chez Wagner en Suisse, puis divorça et se maria avec lui, se convertit au protestantisme - la relation entre les amis ainsi que entre le père et sa fille s’interrompit pour longtemps. Pendant les années de la guerre franco-prussienne, les conflits de famille s’apprifondirent encore à cause de différends de nature politique. Ils se réconcilièrent seulement en 1872.

    Désormais, Ferenc Liszt s’efforça d’aider à réaliser le rêve de Wagner: construire le théâtre à Bayreuth pour y organiser les Festivals. Il profita, pour y parvenir, de sa réputation et de ses relations personnelles. Il fit des donations et il rassembla les donateurs, fit partout de la propagande et, - ce qui était considéré à cette époque-là comme un événement hors du commun – l accepta de jouer du piano en public „pour la bonne cause”. C’est au nom de cette „bonne cause” que Wagner et lui, ils donnèrent - pour la deuxième fois de leur vie - un concert, eux deux ensemble, à Budapest, au Vigadó (salle de Concert), le 10 mars 1875.

    Les deux grands artistes se voyaient plus souvent vers la fin de leur vie: Liszt venait régulièrement à Bayreuth pour voir la famille Wagner, et il habitait chez eux à Venise aussi. A cette époque-là les sentiments de Wagner envers son beau-père étaient fort ambivalents. Qand il était de bonne humeur, il l’enlaçait, l’assurait de son affection et de sa reconnaissance, il voulait le convaincre d’abandonner sa vie nomade et de s’installer chez eux. Cependant, quand Liszt séjournait plus longuement chez eux, il faisait des scènes de jalousie à Cosima. Il ne supportait pas son esprit tellement différent du sien, son mode de vie et surtout pas le catolicisme du maestro devenu alors abbé. Toutefois, la principale différence résulta du fait que si Liszt était le plus grand admirateur et connaisseur de toute l’œuvre de Wagner, surtout du Parsifal, Wagner, lui, manifesta la plus grande incompréhension envers les compositions du vieux Liszt, compositions extrêmement importantes, simplifiées, audacieusement modernes, évoquant déjà le vingtième siècle. Selon Cosima, il les considéra comme les signes de sénilité.

    Liszt fut profondément bouleversé de la mort de son ami décédé de trois ans plus tôt que lui: il composa, en sa mémoire, quatre petites lamentations déchirantes. La première d’entre elles - la „Gondole de deuil ? 1.” - il la composa encore du vivant de Wagner, comme prévoyant le drame. Les trois autres: la „Gondole de deuil ? 2”, la „Richard Wagner Venezia” et la „Tombe de Richard Wagner” furent composées après la mort de Wagner.

    L’IMPORTANCE DE LA MUSIQUE DE RICHARD WAGNER

    Des milliers de livres et d’études ont été écrits sur l’art de Richard Wagner et sur son importance pour l’histoire de la musique. Nombreux sont ses adversaires aussi bien que ses partisans dévoués qui, pourtant, et depuis toujours s’inclinent devant son œuvre monumentale. Ce qui prouve à quel point son ŒUVRE , en capitales, avait un effet sur la société d’hier et d’aujord’hui. Mais l’importance de Wagner doit être étudiée non seulement du point de vue de la musique. Comme c’est lui-même qui écrivit le livret de ses opéras, son activité de dramaturge fut exceptionnelle. Par ses drames, il renouvela et réforma le genre de l’opéra. Au lieu des opéras enchanteurs et fascinants, Wagner - dans l’esprit des drames grecs de l’Antiquité apportant la catharsis, l’épuration morale - créa un nouveau genre éthique. Les drames lyriques de l’époque d’avant-Wagner avaient été composés sur des livrets peu exigeants quant à leur niveau littéraire et poétique; là, c’est la musique qui prévalait. Pour Wagner, par contre, le texte poétique du drame, c’est-à-dire l’action et son support la musique, se complétant mutuellement et simultanément, provoquant un effet psychologique avaient une importance primordiale et décisive.

    Ce nouveau genre du drame lyrique cependant exigea d’élargir au maximum les moyens de l’expression musicale. Wagner, en décomposant totalement l’harmonie traditionnelle de la musique, créa l’expression musicale jamais entendue jusqu’alors de l’action dramatique. Chez lui, le texte est le serviteur de la musique qui, de sa part, est soumise à l’action dramatique. Ces deux principes du théâtre depuis les temps les plus reculés, sont présents de même valeur dans ses œuvres. Mais il s’agit de beaucoup plus que cela, du moment que le technique du leitmotiv, développé par Wagner, permet d’évoquer l’expression musicale des événements non présentés sur scène, celle du fond et des conséquences de l’action et même celle des pensées muettes des personnages. L’usage des motifs musicaux devient ainsi le support très important du drame. Wagner obtint la diversité de ses motifs par une variation pleine d’imagination, par la richesse jamais entendue jusqu’alors de ses idées d’instrumentalisation, de tonalité et d’harmonie. Il dit: ”L’harmonie toute seule qui, dans le drame, ne peut pas réaliser l’idée destinée à elle et seulement imaginée par le poète - tout comme l’ensemble des voix humaines qui font sonner la mélodie - gagnera, par l’orchestre, une capacité réelle et extraordinaire, et le drame parfait ne peut être créé que par son intermédiaire exclusif.” L’orchestre tient donc le rôle principal. C’est par l’orchestre de Wagner que, pour la première fois dans l’histoire de la musique, les éléments de la nature: le feu, la forêt, la nuit et le soleil ont fait entendre leur voix, tout comme les profondeurs, découvertes plus tard par Freud, de l’âme humaine: la peur, la haine, l’extase, l’héroïsme et le bonheur. La splendeur presque sensuelle avec laquelle Wagner manie l’orchestre a servi d’exemple pour la postériorité comme Richard Strauss, Ravel, Strawinsky, Puccini, Bartók et beaucoup d’autres. Une foule d’épigons s’empressa d’imiter cet empire musical élargi. Wagner a fait école, mais son œuvre ne peut pas continuer. Il avait choisi les sujets de ses opéras du monde des légendes et de la mythologie. Thomas Mann dit: ”Wagner est le connaisseur et le découvreur du mythe pour l’opéra, le rédempteur de l’opéra par le mythe. Nous ne connaissons personne qui soit aussi ouvert à ce monde d’idées et d’images que lui, aussi capable d’évoquer et de faire revivre les mythes que lui. En écoutant ses œuvres on dirait que la musique n’a rien d’autre à faire, n’a été faite que pour servir le mythe. Wagner possède ce langage au niveau de langue maternelle et fait preuve d’ une parenté instinctive qui est unique dans l’art universel.” On sait bien que le mythe est la mémoire préhistorique voire la préhistoire même de toute l’humanité. Wagner présenta, à l’échelle shakespearienne, un miroir à la nature par les vérités éternelles de ces sujets.

    En présentant le monde des dieux du „Ring”, il nous présente le monde éternellement réel des hommes - l’or, le pouvoir, la trahison - et l’une des idées centrales de son œuvre, la force rédemptrice de l’amour pur et dévoué. Chacun de ses opéras est un symbole et un exemple, selon Furtwängler. C’est pourquoi les théâtres modernes commettent une faute impardonnable quand ils représentent ses opéras impérissables, claires, compréhensibles et d’une actualité éternelle pour tous et pour tous les temps, au niveau de la politique actuelle éphémère et soumis aux idées confuses de certains metteurs en scène.

    Selon Richard Strauss, la tétralogie de l’ „Anneau des Nibelungs” est le sommet de l’évolution de l’art dramatique de 2000 ans.

     

     

     

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